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Qui a un tant soit peu feuilleté des livres de cuisine aura croiser l’expression “bain marie”. Il s’agit en effet d’un mode de cuisson qui consiste à placer l’aliment dans un récipient plongé dans un autre récipient rempli d’eau en ébullition. Mais pourquoi l’appelle-t-on bain marie ? Les origines de cette expression remontent au 3è siècle avant Jésus Christ. Elles prennent leurs racines dans le vocabulaire alchimique quantique de l’époque. Elle est aussi liée à une certaine Marie, pionnière de la pratique. On lui attribue également l’origine de certains ustensiles de laboratoire et l’emploi de la technique comme outil.

Marie « La juive ».

Elle est l’auteur du livre « Sur les fourneaux et les instruments » qui décrit des outils et autres instruments de métal, de verre et d’argile, utilisés pour la cuisson ou la distillation. Le dispositif le plus célèbre qui lui est attribué est alors le bain-marie. Même si la technique a peut-être été utilisée plus tôt dans la médecine grecque, elle reste attribuée à Marie la Juive qui lui donne son nom. D’autres outils sont attribués à cette fameuse Marie. C’est le cas du tribikos, un alambic en cuivre disposant de trois vases récepteurs. Ou encore de la kérotakis, un alambic en vase clos permettant aux alchimistes de soumettre des métaux à l’action de différents vapeurs.

Pionnière de l’alchimie.

Marie la juive est considérée comme l’une des quatre femmes alchimistes, dont Cléopâtre fait partie, à pouvoir produire la pierre philosophale. Les alchimistes attribuent à cette pierre trois propriétés essentielles. La première est de changer les métaux vils en métaux précieux, comme l’or. Le second de guérir les maladies. Et enfin de prolonger la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles. Elle fut ainsi parmi les premières à « combiner les théories de la science alchimique avec la chimie pratique des traditions artisanales » ce qui lui vaut d’être considérée comme l’une des fondatrices de l’alchimie et la chimie du monde occidental.